Comme je l’ai dit à mon ami Juju, cela faisait longtemps qu’un film ne m’avait autant bouleversé mais en même temps, avec le thème du film, il ne pouvait en être autrement.
La Rafle reprend l’Histoire avec un grand H, l’histoire dramatique de la rafle du Vel d’Hiv qui a eu lieu le 16 et 17 juillet 1942 avec la complicité des Français. Vel d’Hiv en référence au Vélodrome d’hiver où les 13 152 juifs furent parqués comme des animaux par les policiers et les gendarmes français.
Le film raconte simplement les faits et ne tente pas de faire larmoyer les gens, la réalisatrice Roselyne Bosch veut rappeler l’Histoire tout simplement pour qu’on n’oublie pas comment l’Homme peut-être cruel.
Finalement 4051 enfants seront exterminés par les Allemands grâce à la collaboration des autorités policières et politiques Françaises (Pétain pour ne pas le citer mais surtout René Bousquet et Louis Darquier de Pellepoix).
Mélanie Laurent et Jean Reno sont parfaits, justes et émouvant. Gad Elmaleh moins, à chacun son métier je crois…
A l’heure de la fin du débat sur l’identité nationale, ce film montre à lui tout seul l’absurdité de ce débat qui ne veut rien dire. Eric Besson devrait se rendre utile et voir ce film, il comprendrait peut-être qu’il ressemble un peu trop à certains personnages du film…
Lettre de la petite Rita, 13 ans :
Au lieu de se battre entre eux
Les hommes ne feraient-ils pas mieux
De s’aimer et de s’unir,
Et de la guerre en finir.
Ne sommes-nous pas tous frères ?
N’avons pas nous tous le même père ?
Juifs ou Chrétiens
Protestants ou Païens ?
On devrait s’aimer bien.
Rita Calef a été arrêtée à Lyon où elle vivait avec sa famille. Née à Smyrne, elle avait 13 ans. Elle a été déportée avec son frère Léon et ses parents Guilis et Suzanne par le convoi n°63 du 17 décembre 1943. Elle a été assassinée à Auschwitz le 20 décembre 1943.

